"My mind feels a 100 times lighter with a 60 lb bag on my back...
Mon esprit me paraît 100 fois plus léger avec un sac de 25 kg sur le dos..."
~~~~~~~~~~ Virginie


Monday, January 9, 2017

Bali: du nord-est au nord-ouest


Le dernier RDV pour récupérer nos passeports a pris 5 minutes, mais nous concluons de cette expérience de visa que l’administration indonésienne est pire que la française! 

En route pour la cote nord-est de Bali. Tulamben où nous logeons entre mer et volcan, c’est la géographie générale du nord, il y a beaucoup moins de touristes et de voitures que dans le sud ou le centre. La vue sur le volcan le plus haut de Bali, Gunung Arung, à 3100 mètres est impressionnante.

Nous sommes là principalement pour la plongée et l’épave USAT Liberty, navire de guerre américain coulé par les japonais pendant la seconde guerre mondiale, puis remorqué sur la plage avant d’être immergé dans 10-30 mètres après l’éruption du volcan en 1963. C'est une épave de 120 mètres de long avec un banc de 13 poissons perroquet à bosse.

 Ces poissons font en gros un metre!
Ils sont constamment presents le matin et nous sommes dans l’eau à 6h30 juste après le lever du soleil, avant que les plongeurs venant nombreux du sud en journée ne gachent la sérénité du site (bizarre pour un navire de guerre, mais vrai!). 

Après ces plongées matinales sur épave, nous enchainons sur des sites moins prisés des plongeurs novices: muck-diving (à la recherché des petites bebetes qui se cachent sur le sable noir) comme nous avions fait à Lembeh au début de notre séjour indonésien. Il y a de belles choses à trouver ici aussi comme le montrent ces photos:




 Crabe pompom!

 Rhinophias

Après trois jours, nous partons pour l’ouest de Bali en longeant la cote en bus local. Et oui, ras le bol d’être pris pour des vaches à lait de touristes. Dans le sud et le centre, il y a tres peu de transports de locaux, ils ont presque tous des scooters, les touristes se deplacent en scooter ou taxi. Nous trouvons ça ridicule et pas très culturel. L’expérience en mini-bus est culturelle! Personne ne sait à quelle heure passe le bus. La receptioniste nous dit que sa grand-mère se met sur le bord de la route à 6 heures du mat pour attendre. Alors nous faisons de meme, et le bus arrive à 6 heures 19. Il reste deux places, enfin s’il n’y en avait pas eu on aurait quand meme pu monter à bord, assis sur les sacs, près d’un poulet. Les gens nous regardent comme des bêtes rares. Coup de bol, ce mini bus fait la liaison jusque Java, nous n’aurons pas à faire de changement. C’est parti pour trois heures (selon le “controleur/rabateur”) avec la clim locale, cad la porte du bus est ouverte ce qui permet d’admirer le paysage et les villages traversés et aussi d’aérer la fumée de cigarettes, car les hommes fument dans le bus.
Nous arrivons à Pematuran, notre destination, exactement trois heures et deux minutes plus tard (sans pause pipi!). On n’en revient pas de ce trajet pour cinq fois moins cher (bon, il nous faut un massage l’après-midi pour apaiser le dos remué par les nombreux nids de poule!

Notre “eco-lodge” a le meilleur accueil et service de tout notre voyage. Nous arrivons le jour de ma fête et voilà comment nous trouvons notre chambre avec des fleurs (ils ne savaient pas que c’était la Ste Virginie pourtant!).
Nous passons deux jours à Pematuran entre plongée, massages, petites marches à découvrir la vie des locaux.



Nous étions a peine en haut, tout en sueur, quand ces locaux nous ont sauté dessus pour se prendre en photo avec nous!

Ce village est connu des touristes pour deux projets très intéressants. Le “Bio Rock”: du corail est replanté et stimulé par une forte concentration de carbonate de calcium.

Et le Projet Penyu pour sauver des tortues prises dans les filets de pêche et éduquer les locaux à donner au centre les oeufs de tortues trouvés sur la plage, plutot que de les manger, en échange d’un peu d’argent. Les tortues naissent  au centre, puis après 3-4 mois sont relachées par des donateurs (l’argent sert donc à payer les locaux pour preserver les tortues), comme nous! On souhaite bonne chance à notre tortue nommée Taaé!

Ses premiers pas, au début elle ne voulait pas aller vers l'eau, les vagues devaient l'effrayer. Nous l'avons suivie pendant 15 minutes sur la plage avec différents succes: se retourner sur le dos, grimper sur des cordes, et finalement plonger et partir en mer...
Dernier jour à Bali, nous partons à present pour Java et la dernière partie de notre périple…. déjà…

After our last immigration stop, maybe we will never complain again about how slow French administration is! We head towards the north-eastern coast of Bali. We reach Tulamben, tuck bewteen the sea and the highest volcano on Bali, Gunung Agung at 3100 meters. We spend three days diving in this relaxed place. Two underwater attractions: the USAT Liberty wreck, a ship sunk by the Japanese during WWII, brought back to shore and sunk again in 10-30 meters of water after the eruption of the volcano in 1963. We dive it early, 6:30 am, as it attracts divers from all over Bali during the day. At that time we enjoy a big school (13) of humphead parrotfish that are not shy at all. The other diving interest: muck diving, which is almost as good as Lembeh strait (wow, that was the beginning of our Indonesian trip...).
From Tulamben, we decide to use the local transportation, unavailable in the south and center of Bali as locals have scooters. We are tired of being cash cows. So we wait by the side of the road at 6 am and at 6:19 board a local mini-bus where we are the attraction. It is five time cheaper than the tourist private chauffeur and much more entertaining and real, well our back doesn't think so with all the pot holes! 
We have a AC and a view: back door is fully open, and it helps with the smell of the constant smoking. Three hours later, on time, we arrive in Pemuteran. We have the best welcoming of our trip at this eco-lodge and the food is great. We spend a couple days diving and learning about the two projects of this small fishing village: the "bio rock" to grow coral faster than normal speed and Project Penyu to save turtles from fishing nest or ending in a soup or eaten before they are even born. The idea is to give a bit of money to the locals who bring turtles eggs, then they are monitored in small pools and released at age 3-4 months after a donation (like ours). Good luck to our baby turtle, Taaé!

This is the end of our Bali trip, we are heading to Java for the last part of our Indonesian adventure!

Wednesday, January 4, 2017

Ubud, Bali


Après notre RDV réussi  à l’immigration, nous prenons un GRAB (equivalent UBER) pour la ville de Ubud où nous passons une semaine. Cette ville a connu un succès touristique fulgurant après la sortie du livre, puis du film EAT, PRAY, LOVE (avec Julia Roberts). A moins d’une heure des plages de fiesta du sud de Bali, des mini-bus de touristes y viennent pour la journée. Une fois de plus la foule est assez facile à éviter. Notre B&B énorme et classe se situe à 15 minutes à pied de la ville au coeur des rizières (enfin elles disparaissent de plus en plus pour faire place à de plus en plus de villas à louer). Nous louons des vélos et partons en excursions parmi les rizières dès 6 heures du matin, et il n’y a personne, même dans les rizières en terrasse très populaires!











Nous goutons aussi à la cuisine locale et prenons un cours de cuisine où les secrets des satay, curry, tempeh et autres spécialités nous sont dévoilés. 




On réussit même sans le savoir à manger notre premier repas de 2017 dans un restaurant étoilé Michelin succulent, une des grandes tables du monde. Les menus surprise en 6 et 8 plats nous dévoilent des notes épicées et acidulées parfaitement  mariées avec des ingrédients typiquement français comme le foie gras. OUAH, l’année commence bien. Sur notre table, une corbeille d’épices et de fruits locaux utilisés dans les mets que nous dégustons, très instructif.

Ubud,  c’est aussi le coeur culturel de Bali et nous assistons à des spectacles de danses de grande qualité dans des sites, temples hindus, à couper le souffle, surtout illuminés la nuit. 

Le Kecak et la danse du feu consiste en un choeur d’une cinquantaine d’hommes qui chantent sans accompagnement d’instruments une musique qui est sensée les rendre dans un état de transe. Leur “Chakachakacha kachakacha” fonctionne avec nous, nous sommes omnibulés. Au centre des cercles concentriques qu’ils forment, une histoire se déroule. Bon on n’y comprend pas grand chose, même si nous avons essayé de nous renseigner… ce sont des histoires de religion hindoue et de royauté. Le spectacle finit par un homme qui marche sur des braises de noix de coco en feu (pieds nus bien sur)… Assez impressionnant!

Le Legong, quant à lui, est un spectacle racontant une histoire d’amour où des femmes superbement habillées et maquillées se déplacent en mouvements lents, puis saccadés avec des frémissements constants des doigts. Leurs yeux, hyper expressifs, se déplacent aussi rapidement sans cligner… Envoutant!


Toutes ces danses sont typiques d’ici, cependant les representations auxquelles nous assistons sont pour les touristes. Dans les années trente, des européeens tombés sous le charme de ces danses effectuées lors des nombreuses festivities locales ont commencé à mobiliser les locaux  pour mettre en valeur cet heritage culturel. C’est un peu comme les danses bretonnes en costume, de nos jours c’est plus pour le folklore.

Pour notre dernier soir nous avons assisté à un spectacle d’ombres chinoises assez hilarant du fait que l’on ne comprenait rien à l’histoire et que tous les mouvements semblaient toujours similaires. Parfois la marionettiste parlait en anglais pour dire des choses sans rapport avec l’histoire qu’il racontait: Monica Lewinski allant en lune de miel en Irak… Nous étions 5 dans le public, du coup nous n’avons pas voulu partir en milieu de séance! Une fois fini le spectacle, nous sommes allés voir les trois gars derrière la toile et toutes les belles marionettes illuminées à la bougie. Sans doute du boulot que nous ne savons pas apprécier à sa juste valeur…


Nous avons pris un chauffeur pour la journée pour explorer la zone centrale de Bali. A part en scooter, il ne faut pas essayer de conduire ici, et nous ne sommes pas des fans de scooter. Levés à 4:30 pour le lever de soleil sur le volcan. Les nuages furent de la partie hélas…

 Une belle journée dans le Nord de Bali, une zone maraichère surprenante de diversité de part le gradient altimétrique prononcé. Des champs de fleurs pour les compositions florales d’offrandes journalières, des rizières en terrasse et bien peu de monde avant 11h.




 Nous étions seuls sur la plupart des temples visités: un sur un lac, un dans une jungle, et un plutot massif! 


Il est temps de repartir plonger, cette fois-ci sur la cote nord-est de Bali, après le dernier passage à l’immigration pour finalement récupérer nos passeports!

After having successfully completed our second appointment at the immigration office, we head towards UBUD where we spend a week. This town has become too famous after the release of the book, and then movie (with Julia Roberts) EAT, PRAY, LOVE. It is highly popular as a day trip from the party towns of south Bali. But we manage to find a quiet and huge guesthouse a  15-minute walk away. We go on morning biking excursions when the tourists are asleep and when it is not too hot, relatively not too hot, let’s say… Even the famous terraces of rice fields are quiet at 7 in the morning!
Balinese food is famous and yummy, and we learn the secrets of satay, curry, tempeh and other specialties in a cooking class and enjoyed a one-star Michelin restaurant meal for the first day of 2017! What a treat! The surprise 6 and 8 course menus are fusions of local spices and fruits with French delights such as foie gras.
Ubud is also famous for its dance shows. And we attended a few. The Kecak and fire dance, the Legong with the girls dancing in a slow and decomposed manner with intense looks. For our last night, we saw a shadow puppet show that was hilarious as we did not understand the story but the marionette master was really into it. At time, he would speak in broken English but relating short stories about Monica Lewinski going on a honey moon in Irak!!! We went behind stage afterwards to see all the puppets he used and the candle setting. We probably did not know how to appreciate this art…
 We hired a car and driver for a day to explore the north and central part of the island. We started at 4:30 to see the sunrise over the Agung volcano. We then drove among the countryside, there are no tourists here and life is more relaxed. This is also where they grow vegetables and flowers (used in the daily offerings) at higher altitude. We visited three amazing temples: one on a lake, one in a jungle and a massive one. All that with more rice fields terraces…
It is now time leave Ubud and go back under water: North-east coast of Bali, after our last trip to the immigration office to finally get back our passports!

Thursday, December 29, 2016

Nusa Lembongan -Est de Bali


La petite ile située juste à l’est de Bali (30 minutes en bateau) était vouée à devenir un centre touristique. Malheureusement, comme la plupart du temps dans les pays du tiers monde, le développement de ces derniers mois ne s’est pas fait de façon raisonnée. Il y a peu de temps il n’y avait que des scooters et le tourisme n’était que la deuxième source de revenus après la culture d’algues. Eh bien, en effet il y a des tonnes de scooters, mais aussi des dizaines de camionnettes ouvertes pour transporter les touristes du bateau aux B&B ou aux hotels. En journée, ells transportent des hordes de chinois qui sont parqués sur des plateformes flottantes d’où ils font du palme-masque-tuba en gilet de sauvetage dans une toute petite zone délimitée par des bouées, il ne faudrait pas qu’ils se perdent quand meme! Bien sur, le corail en dessous est complètement détruit… Ou alors ils font du banana-boat (grosse banane gonflable tirée par un bateau), ou du kayak de mer et là c’est hilarant de les voir essayer de pagayer! Pour ce qui est des cultivateurs d’algues, et bien il reste à peine quelques petits parcs de l’autre coté de l’ile, les locaux préférant investir dans des speed-boats pour faire les allers-retours avec Bali.


Une fois acceptée cette réalité, nous profitons tout de meme de notre semaine.Nusa Lembongan est connue pour son surf et ses plongées, activites que nous pratiquons avec plaisir avec Paula que nous n’avions pas vue depuis trois ans. Notre dernier essai infructueux au surf date de 2012, cette fois-ci nous sortons tous les deux de l’eau!

Plongees le matin et découverte à vélo de l’ile l’après-midi.

Contrairement aux autres provinces que nous avons visitées, Bali et cette petite ile sont hindous. Noel sous les tropiques, c'est toujours exotique, mais sur une ile hindoue les signes de Noel sont rares (cocktails de Noel sur la plage sans alcool!).

 

La decouverte de la culture locale passe par
les temples:

le cimetiere: 

La nourriture:


 
et en moins drole, les combats de coqs (sur le bord de la route) qui peuvent ruiner certaines personnes. Paula connait quelqu'un qui y a perdu son centre de plongee...





Il y a des offrandes de partout et des temples magnifiques. Nous quittons l’ile un jour de nouvelle lune, les stands d’offrandes prolifèrent encore plus, et les locaux habillés comme pour une celebration apportent des offrandes aux temples. 

Ce n’est pas le calme et la beauté des paysages de Papouasie, mais tout coute 2-3 fois moins cher ici, et on a pu se reposer...

 Notre petite guesthouse, et vue sur le volcan de Bali (3142m) en fin de plongee:


Nous sommes à  present de retour sur Bali, en attente d’extension de visa. Le processus pour avoir un visa de plus d’un mois est très galère et requiert trois passages à l’immigration. Malheureusement, pour notre deuxième passage, la machine qui fait les photos et les empreintes digitales est en rade. Dans quelques heures nous saurons si ça ne vaut pas plus le coup de partir faire un aller-retour pour Kuala Lumpur et revenir avec un nouveau visa de 30 jours!


We spent a week on Nusa lembongan, a tiny island, 30 minutes east of Bali by boat, famous for its surfing and diving, and we will do both. We leave the island with a bitter-sweet feeling. Being so close to Bali, it was meant to develop for tourists, but unfortunately as is often the case in third world countries, it went for the crazy way of massive development… Not so long ago nusa Lembongan did not have cars and tourism was just second economically behind sea-weed farming. But things have changed, aside from the hundreds of scooters, there are pick-up trucks for tourists and during the day they shuffle around the Chinese tourists who only come here for a day to be packed together on sea platform from which they snorkel (in life jacket, destroying the coral below) in a zone delimited by buoys. They also love the banana boat and seeing them sea-kayaking is hilarious… As for the sea-weed farmers, they have probably stopped their business and bought a speed boat to transport tourists from and to Bali.
We saw our friend Paula, whom we had not seen in three years, and enjoy water activities and biking around the island. Unlike the provinces of Indonesia we have visited so far, Bali and Nusa Lembongan are hindu. Yesterday was the new moon, and it was impressive to see all locals dressed up and giving fancy offerings to their gods/spirits (on normal day they do it about three times).
A chilling time before coming back to Bali where we are waiting for a few more hours to get a 60 day visa to stay in Indonesia. For this visa, we need to go three times to the immigration office. The first time was a piece of cake, but when we arrived today for our second appointment, the machine for photo and fingerprints was broken (for the past three days), so we have to decide if it is worth hoping that it will be repaired some time next week or doing a visa- run to Kuala Lumpur…